Ma journée avance tout croche. J’ai l’impression d’être en train de débouler des escaliers jusqu’à ce que le soleil se couche. Et là, j’vais me faire couper les cheveux. Ça serait cool qu’il n’y aille pas de drame.

La fatigue cérébrale que l’on ressent après une journée d’étude, ça faisait longtemps que je ne l’avais pas eu. Ça fait du bien.

J’suis tanné de te contenir. De garder mon souffle pour deux. De te cacher. De te calmer. De te panser. Je te déplace littéralement par la main, dans différente pièce de la maison. J’essaye de me faire entendre alors que tu sembles profondément perdue dans les abysses de ta tête. Tu fonctionnes lentement ou tu es électrique. Tu es hilare ou tu as la larme à l’oeil.

Quel manège. J’suis complètement vidé.