Oh you fancy, huh?

Tout à l’heure, sur la rue, j’ai croisé mon sans-abris préféré. C’est le seul dans tout Ottawa qui vient voir les gens d’abord pour leur parler et, ensuite, demander poliment de l’argent. Ça change des “You’ sure ‘bout that?” que je reçois avec un regard méprisant quand je dis que je n’ai pas de monnaie sur moi. J’ai, 99% du temps, juste une carte de débit, mon vieux. Toutes mes transactions, comme celles de la majorité des gens en 2013, sont électroniques, be sure about that.

Enfin, mon sans-abris, lui, il est drôle. Il a l’art de te laisser le cœur rempli de joie, et non pas de culpabilité, et ce, que tu lui donnes du blé ou non. Aujourd’hui, lorsqu’il s’est présenté à moi, il m’a dévisagé. Il regardait mon septum attentivement. Il m’a demandé si ça me faisait mal. Je lui ai dit que non. Il a rit et il est parti en me disant que je ressemblais à Super-Man (probablement à cause de mes lunettes).

La prochaine fois que je le recroise, je vais lui demander son nom.

Fait chaud…

… Et je trouve ça formidable. J’ai du retirer mon t-shirt alors que je marchais dehors, le long d’un boulevard. Je ne fais jamais ça car ça fait très douche. Mais, là, j’avais pas le choix. J’étais couvert de sueur et mes cheveux étaient trempés. Le soleil plombait sur moi et, alors que la plupart des gens trouvent ça désagréable, je me sentais vraiment bien. J’avais le goût de faire des câlins à Myriam et de m’étendre sur le sol. Et de boire de la bière, aussi.

Ça fait du bien de suer et d’avoir beaucoup trop chaud, de sentir ma peau bouillir et d’avoir des picotements qui me parcourent tout le long du dos. Ça me donne l’impression de me purifier de je ne sais trop quoi, de rien, probablement.

My babies

My babies

Ma blonde et moi avons profité que sa maison soit vide pour que j’héberge chez elle durant quelques jours. On a cuisiné ensemble, on s’est baigné sous la pluie, on a regardé un autre film de Myazaki et nous avons passé les plus belles nuits de l’histoire de notre couple sous les couvertures épaisses que sa grand-mère lui a achetées. Oui, j’ai crevé le pneu arrière de mon vélo en essayant de l’impressionner en sautant des bordures de trottoirs, mais ça n’éclipse même pas un dixième des fantastiques moments que nous avons vécus ensemble. Le temps que j’ai passé avec elle m’ont vraiment donné la conviction que j’aimerais bien, dans le futur, vivre avec.
Elle cuisine si bien, d’abord. Tout ce qu’elle fait est sain, goûteux et nourrissant. Il faut avouer que parfois, c’est pas assez protéiné, mais c’est pas grave. Nous sommes passé brièvement chez moi pour prendre des vêtements et elle s’est jetée sur la salade le pot de calamar (145mg de choléstérol par bouchée) et moi sur les Mini-Wheats avec du lait de vache. Faut croire que la recette de rouleaux de printemps qu’elle avait trouvé sur Tumblr et le lait d’amande étaient pas enough pour nous garder en vie.
Elle est ordonnée, ensuite. Je suis très lunatique et elle m’aide à m’organiser et à me ramasser. J’aime l’ordre mais j’ai de la difficulté à le créer, elle sera donc un bon allier pour m’aider à l’atteindre. Elle me rappelle, entre autre, de ramasser mes mouchoirs, de mettre la vaisselle dans le lave-vaisselle et de remettre à leur place les altères quand je les utilise, au lieu de les laisser en liberté sur le planché de sa chambre.
Elle est intense, finalement. Autant elle peut prendre un temps considérable avant de sortir du lit ou à être prête pour se rendre à l’arrêt d’autobus, autant elle est incapable de passer une journée sans faire quelque chose de productif. Et ça, j’aime beaucoup. Point.
On a fini ça à Ottawa. Après avoir pesé et noté les “sickness behaviours” de mes 80 souris alors qu’elle dormait à la bibliothèque du campus, nous avons acheté des boissons froides ainsi qu’un bon fromage dans une épicerie italienne et nous nous sommes assis sous l’ombre des gros pin, enveloppé par les notes de guitare d’un musicien et par la chaleur du soleil qui plombait sur la capitale.
Je suis un homme heureux. 

Ma blonde et moi avons profité que sa maison soit vide pour que j’héberge chez elle durant quelques jours. On a cuisiné ensemble, on s’est baigné sous la pluie, on a regardé un autre film de Myazaki et nous avons passé les plus belles nuits de l’histoire de notre couple sous les couvertures épaisses que sa grand-mère lui a achetées. Oui, j’ai crevé le pneu arrière de mon vélo en essayant de l’impressionner en sautant des bordures de trottoirs, mais ça n’éclipse même pas un dixième des fantastiques moments que nous avons vécus ensemble. Le temps que j’ai passé avec elle m’ont vraiment donné la conviction que j’aimerais bien, dans le futur, vivre avec.

Elle cuisine si bien, d’abord. Tout ce qu’elle fait est sain, goûteux et nourrissant. Il faut avouer que parfois, c’est pas assez protéiné, mais c’est pas grave. Nous sommes passé brièvement chez moi pour prendre des vêtements et elle s’est jetée sur la salade le pot de calamar (145mg de choléstérol par bouchée) et moi sur les Mini-Wheats avec du lait de vache. Faut croire que la recette de rouleaux de printemps qu’elle avait trouvé sur Tumblr et le lait d’amande étaient pas enough pour nous garder en vie.

Elle est ordonnée, ensuite. Je suis très lunatique et elle m’aide à m’organiser et à me ramasser. J’aime l’ordre mais j’ai de la difficulté à le créer, elle sera donc un bon allier pour m’aider à l’atteindre. Elle me rappelle, entre autre, de ramasser mes mouchoirs, de mettre la vaisselle dans le lave-vaisselle et de remettre à leur place les altères quand je les utilise, au lieu de les laisser en liberté sur le planché de sa chambre.

Elle est intense, finalement. Autant elle peut prendre un temps considérable avant de sortir du lit ou à être prête pour se rendre à l’arrêt d’autobus, autant elle est incapable de passer une journée sans faire quelque chose de productif. Et ça, j’aime beaucoup. Point.

On a fini ça à Ottawa. Après avoir pesé et noté les “sickness behaviours” de mes 80 souris alors qu’elle dormait à la bibliothèque du campus, nous avons acheté des boissons froides ainsi qu’un bon fromage dans une épicerie italienne et nous nous sommes assis sous l’ombre des gros pin, enveloppé par les notes de guitare d’un musicien et par la chaleur du soleil qui plombait sur la capitale.

Je suis un homme heureux. 

J’ai passé la journée sur ma tablette pour boucler toutes les commandes de dessins que j’ai eu dans les derniers 48h. Mes poignets me font souffrir mais ça en valait la peine. Demain, après le labo, je vais pouvoir aller me cacher dans les bois avec ma blonde, l’esprit libre. Je ne vais pas penser à grand chose sauf à elle et c’est parfait comme ça. 

C’est pas grave s’il va pleuvoir, dehors. Il va faire beau et chaud, sous la couette.

olivierjoyal:

Street - Olivier Joyal

olivierjoyal:

Street - Olivier Joyal

(Source : dopeboyart)

J’ai fini ce qui est probablement le plus important contrat de dessin de ma vie : Un dessin promotionnel pour le prochain vidéo clip de la chanteuse Dreamgrl.

J’ai pas le droit de te le montrer tout de suite.

Les oiseaux chantent, le soleil se lève et l’air commence à se réchauffer peu à peu dans ma chambre. Voilà bientôt cinq heures que j’essai de fermer l’oeil. J’ai le goût d’aller prendre une marche dehors. Je veux sortir de mon lit. Je le connais par coeur, maintenant. Je sais aussi qu’aucun de mes quatre oreillers ne me convient. Ma couverture est trop douce sur ma peau, elle me chatouille délicatement et, en ce moment, ça me répugne.

Putain d’insomnie.

Accordez l’asile à Valérie

Oyé, Oyé,

Mitraillée de critiques, assaillie de doléances et écrasée par le poids de ses agitations, je demande ici bas qu’on accorde l’asile à Valérie.

Ceux qui lui reprochent d’avoir évoluée et d’avoir maturée sont les mêmes que ceux qui lui assurent d’être ses amis les meilleurs. Ceux qui lui promettent de la compléter, d’être sa douce moitié, sont pourtant ceux qui l’ont déchirées en lambeaux. La laissant baigner dans le non-sens, mariner dans sa culpabilité et mijoter à feu doux dans leur propre courroux, ils observent, haut perché, Valérie couler. N’était-elle pas là lorsqu’ils ont crié aux loups? N’a-t’elle pas baisé, un par un, chacune de leurs petites meurtrissures? Serait-ce parce qu’elle leur a tiré une trop courte révérence, après s’être donnée corps et âme pour assouvir l’égoïsme de leurs caprices pullulants, qu’ils la boudent ainsi?

Allez, Valérie, casse ta tirelire. Oh, tu n’as pas assez versé de ton sang sur cet argent. Mais qu’attends-tu, Valérie, sois la martyre! Tu n’es plus comme avant, tu as changé. Tu comprends ce que ça veut dire? Ça veut dire que tu n’es plus ce que j’aime. Tu as perdu ce qui, à mes yeux, te rendait valable.

Pour la première fois depuis longtemps, et peut-être pour toujours, Valérie est à terre et tout ce qu’ils font, c’est lui jeter la première pierre. 

Gens du peuple, accordons l’asile à Valérie!

Mes oreilles sifflent encore. On était collé contre une caisse de son. C’était génial. J’enlaçais Myriam, qui était dos à moi, et on se berçait tout doucement alors que les ondes sonores rebondissaient violemment contre nos corps, faisant vibrer délicatement nos cellules, en rythme avec les instruments. C’était notre band, nos chansons. Le Mavericks était rempli à craquer mais, pourtant, je nous croyais seul au monde.

Vidéo : Wintersleep - Weighty Ghost

J’ai échoué mon examen de conduite automobile mais je m’en fou car WINTERSLEEP CE SOIR AU MAVERICK AVEC MA BLONDE QUE J’AIME FORT. Woot!

J’ai tellement besoin d’argent que je me lance, dès ce soir, dans la construction d’applications pour Blackberry.

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